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Couvreur-zingueur l’artisanat au sommet

Couvreur-zingueur l’artisanat au sommet
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Dans les métiers du patrimoine, la couverture-zinguerie conserve toute sa qualité artisanale. Couvreur-zingueur fait partie d’un domaine qui n’est pas prêt de se passer des mains de l’homme et d’un savoir-faire qui s’échange à travers les générations.

Couvreur-zingueur : un métier difficile ?

Les conditions de travail d’un couvreur-zingueur sont soumises aux caprices de la météo. En cas d’intempéries, l’activité est certes impossible, mais le mauvais temps n’est pas l’unique source de difficulté. En effet, la chaleur, le vent, le brouillard rendent difficile le travail à réaliser.

Si le couvreur-zingueur est tributaire du facteur météo, il n’en demeure pas moins que d’autres éléments naturels rendent ce métier difficile :

  • travail en hauteur : le travail en hauteur nécessite des précautions d’usage pour ne pas risquer l’accident. Tout le monde n’est pas disposé à devenir couvreur-zingueur même si ils en ont les capacités, cela provenant de la peur du vide. Le vertige ne se contrôle pas et d’ailleurs certains couvreurs-zingueurs expérimentés ont dû cesser leur travail par des phobies du vide provenues du jour au lendemain.
  • repérage dans l’espace : sur les toits, à 10 mètres du sol, les repères ne sont pas les mêmes qu’au sol, il est donc assez compliqué pour certaines personnes de s’adapter à travailler dans les mêmes conditions que dans un atelier.

Couvreur-zingueur un métier qui demande des connaissances pluridisciplinaires et une adaptation aux nouvelles demandes des clients.

La fierté des artisans perchés : la restauration des monuments historiques

Si le métier de couvreur-zingueur n’est pas toujours reluisant du fait de sa dureté physique, il faut souligner que sans ces artisans perchés, notre patrimoine historique ne serait pas ce qu’il est !

restauration cathédrale Amiens
flèche de la cathédrale Notre Dame d’Amiens

Conserver la beauté et l’authenticité d’un bâtiment, d’une cathédrale, d’un château, tels sont les chantiers qui peuvent être pris en charge par ces artisans des hauteurs.

Ce sont les compagnons couvreurs qui ont mis leur savoir-faire au service de Notre Dame. Ce lieu de religion a traversé bien des épreuves depuis sa construction au 13ème siècle. la restauration de la flèche qui culmine à 112 mètres fait partie des nombreux chantiers entrepris pour conserver la splendeur d’un monument classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Comment devenir couvreur-zingueur ?

Devenir couvreur zingueur passe par l’apprentissage d’un métier qui s’effectue suivant plusieurs cursus. Lycée professionnel, centre de formation des apprentis du bâtiment sont les 2 moyens pour apprendre ce métier de l’artisanat. Après la 5ème de collège, un élève peut s’orienter vers un maitre d’apprentissage et ainsi apprendre le métier.

Couvreur-zingueur, est-ce un métier qui paie ?

Comme dans tous les métiers du patrimoine, c’est l’expérience et les diplômes qui font le salaire. Un jeune couvreur-zingueur démarre sa carrière au niveau d’un smic. Il faut néanmoins souligner que certaines primes et autres avantages peuvent êtres attribués.

Nul doute que ce métier de l’artisanat est conseillé à des personnes ayant un attrait pour concevoir. Si la couverture industrielle peut rendre le métier monotone, la couverture traditionnelle quand à elle permet de réaliser des chantiers qui sont originaux selon les régions. En effet, les matériaux utilisés peuvent avoir une certaine noblesse et le travail du zinc, du cuivre ou la pose d’une couverture en tuile mécanique ou en chaume laisse admettre que ce métier du patrimoine est un métier formidablement riche.

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